samedi 10 octobre 2015

La vallée de Chachapoya - Region Amazonas

"Amazonas" mais pas vraiment la jungle ! Ils l'appellent la jungle sèche là bas. Il y a certes beaucoup de végétation et c'est toujours bien vert mais on ne se situe pas assez à l'est pour être dans le bassin amazonien ! C'est joli. En ce qui concerne la roche, c'est beaucoup de sédimentaire, on voit bien les couches et on croise souvent des affleurement de calcaire, sauf erreur. 
Impressionnant cette grande vallée profonde, aux allures de canyon parfois. Les montagnes sont de formes arrondies et parfois marquées par de grands plateaux légèrement vallonnés en leur sommet. Il n'est pas rare de tomber sur un petit alpage en se baladant, une paysanne qui traie ses vaches au champs, un tout petit village ou une seule maison flanqué au milieu de la montagne - c'est pas des chalets mais ca ferait presque penser à aux alpes parfois.  




Un sacrément joli pli !


Chachapoya, c'est la ville principale touristique de la vallée. C'est aussi une civilisation pré-inca qui entreprit la construction de la fameuse forteresse de Kuélap, qu'on visitera d'ailleurs. 
On arrive un peu déçu à Chachapoya... sans notre moto-taxi mais on apprendra ensuite, après une bonne journée d'investigation quant aux possibilités d'acheter un véhicule en tant que touristes, qu'il nous faut de toute manière un tampon sur le passeport ("permiso para firmar contrato") à réaliser dans un bureau de migration... sauf que le bureau le plus proche se situe à 10 h de bus de là ! On laisse tomber et on remet ça à plus tard sur notre route. Sinon on goutte la liqueur locale, 7 racines, mures... tout ça c'est bien sucré et ça fait mal à la tête le lendemain !

Au marché.

On dit pas non à un petit goûter : café et sandwich de fromage. 

Il y a de joli endroits dans cette région, beaucoup de lieux touristiques qui valent la peine, cascades, grottes, vestiges archéologiques... Tout en s’enfonçant dans la vallée, on s’arrête pour visiter. 
Une journée de marche pour voir la troisième cascade la plus grande au monde, 700 mètres et des brouettes - en fait, deux cascades l'une à la suite de l'autre (mais bon, allez ça compte !). 





Une autre journée de marche pour se rendre à la forteresse de Kuélap à 3200 mètres d'altitude. C'est grand, très grand, on se pose toujours la question du comment les Chachapoyas ont-ils fait pour construire cette forteresse au sommet d'une montagne... il y a tellement de pierres assemblées ! En tout cas c'est assez intéressant de voir ça, même si ça manque bien souvent d'explication. Et puis un groupe scolaire péruvien nous prend pour de vrai cobaye-photo, tout le monde veut faire une photo avec nous, chacun son "gringo" disent-ils ! haha, c'est un peu bizarre ! Ça nous énerve un peu, on est pas des singes !  



L'entrée de Kuélap.








Enfin, on s'accorde une halte de 3 jours dans le petit village de Leymebamba au bout de la vallée. Ascension de la montagne bordant le village avec les parapentes dans l'esprit vol-rando... encore et toujours ! Victor fait un plouf. Je ne vole pas, l’atterrissage est trop technique dans cette vallée encaissée.

Place centrale de Leymebamba.



Un joli panorama pour un joli décollage.



Qui dit alpages, dit vaches. Qui dit vaches, dit lait ! A Leymebamba, il y a un camion citerne qui vient tous les 2 jours pour récolter le lait produit dans les montagnes et le transporter jusqu'à Celendin, ville des Andes proche de Cajamarca, notre future destination. Moyennant quelques soles, on quitte la vallée à bord du camion pour un long trajet... vertigineux !  

lundi 5 octobre 2015

San Ignacio... Vamos Peru !

Dès notre arrivé au Pérou, on porte notre attention sur un véhicule tout à fait remarquable, les moto-taxis, sorte de triporteur-moto (à l'image des touk-touk en Inde) utilisés pour transporter les gens dans les villes contre quelques vénérables soles (monnaie péruvienne). Ça nous donne des idées... en acheter un pour traverser le Pérou, ça doit pas coûter grand chose, non ?

Alors San Ignacio est la ville des milles démarches pour se renseigner et acheter le touk touk... en vain ! 
Dimanche matin, visite d'une machine d'occasion - 400 euros, pas cher ! - négociation dans les bas fond de la ville, essai du touk-touk d'ailleurs pas facile à conduire, tournée de liqueur locale (il fallait bien y passer !). 
Lundi, direction les institutions de la ville pour se renseigner quant à l'équivalence du permis français avec le Pérou, très drôle ! Session de sensibilisation sur les accidents de la route puis rapidement session photo personnelle, en mode pose sous toutes les coutures (en vacance, à la montagne, etc.), de la dame en charge du ministère dans ce département, qui par ailleurs sait très très bien donner des ordres à ses collègues ! Elle n'arrête pas de parler, elle nous tchatche, finalement, on arrive quand même à s'en aller... sans aucune informations bien sur ! Alors direction la police pour rencontrer le major : il s'en fout royal et se la joue gros bras. "Vous savez conduire une moto taxi ?", "Bien sur" on lui répond. "Alors c'est ok !". Une mâtiné pour rien !
Arrivé chez le notaire, c'est la que vient la faille ! Il nous faut toute sorte d'autorisations, de paperasses, etc. Les administrations comme on les aime ! On laisse tomber et on se tire de San Ignacio... je crois qu'on a bien fait !

Cette idée est clairement une folie, mais malgré tout elle va nous tenir en tête pendant deux semaines... on enchaînera sur l'idée d'acheter une voiture, on se renseignera davantage sur les démarches à suivre, histoires à suivre...


Visite de moto-taxi dans les bas fonds de San Ignacio. 

A part ça, on est bien content d'être au Pérou ! Le changement avec l'Equateur se fait clairement ressentir : la diversité culinaire nous ravi, et puis il semble exister une grande richesse culturelle, beaucoup de mélange de peuples différents avec des coutumes, des musiques et des plats différents. Ce pays, qui me parait directement plus pauvre et plus traditionnel que ceux visités auparavant, semble receler de grandes merveilles ! 

Et puis cette région du nord nous comble de son vert éclatant. Une région de production de café et de tabac. On croisera des rizières également. 

San Ignacio. 


Une fanfare militaire.


samedi 3 octobre 2015

Vilcabamba ou la Vallée de la longévité

Vilcabamba, dernière étape en Equateur. On s'enfonce davantage dans les montagnes vers le sud pour se rapprocher petit à petit de la frontière avec le Pérou, l'idée étant d'entrer dans ce pays par une toute petite frontière, la Balsa, en empruntant des chemins de montagne. Cet endroit d'Equateur ou, en tout cas, cette vallée est réputée pour accueillir des personnes vivant plus de cent ans, la vallée disposerait d'une sorte de micro-climat qui conserverait les gens ! On a malgré tout croisé aucun anciens dans ce village... peut être vivent-ils désormais dans des villages reculés de montagne !


Vilcabamba c'est sympa ! Un climat parfait, il fait super bon mais pas trop chaud, des arbres fruitiers partout, de belles ballades dans les parages et une rivière pour se rafraîchir ! C'est dire, le lieu est plutôt prisé par les touristes, on croise tout un tas d'Américain du Nord qui s'y sont installés ! Il y a aussi pas mal d’artisans et d'artistes, d'ailleurs on trouve une communauté à l'extérieur du village (et plutôt bien située) qui accueille des voyageurs venus de partout dans le monde. A Vilcabamba, l'ambiance oscille donc entre hippie et rock-n-roll camionneur !      

On s'installe dans un camping suivant le premier style, ce qui nous convient mieux. Ça nous coûte rien alors on décide de rester un moment. La bas, il y a ceux qui sont de passage et ceux qui ont l'air d'avoir vécu toute leur vie dans ce camping. Ces derniers ont des millier d'histoires de voyages à nous raconter. Ils racontent plutôt bien et on y prend goût ! Il faut dire aussi que ces même personnes ont aussi une légère tendance à l'alcool !! 
Bref, le séjour est plutôt agréable dans ce camping : ballade sur le Mandango (qui fait une forme de tête d'indien couché), ballade à la cascade, baignades dans la rivière, binch le soir, moustiques la nuit ! 


Le camping.

Baignade au lever.



Pic-nic à la riviêre.

Ces montagnes nous donnent des ailes ! C'est pas sans avoir essayé ! Le Mandango, on le monte avec les parapentes. Mais les pentes sont trop raides le vent trop fort pour décoller ! Dommage ! La vue est cependant splendide.









Énorme conglomérat perché à 3000 m d'altitude !




Vilcabamba.

De belles cheminées des fées.

En haut à gauche de la photo, sur la crête en arrière plan, on peut voir la tête de l'indien couché.



La vallée de Vilcabamba.

Après avoir assisté aux leçons de cuisine d'un des membres du camping, une chose qu'on avait jamais vu d'ailleurs, qui consiste à faire flamber son poisson avec de l'aguardiente (goutte locale), on met le cap sur le Pérou. Une journée de bus à travers les montagnes vertes, toutes vertes, avec des glissements de terrain partout, pour atteindre une frontière, plutôt relax, et le premier village péruvien, San Ignacio. 


En attendant le bus pour le Pérou.

Bien vert ce pays !






Les chemins de montagnes menant au Pérou.
Relax, la douane !